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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 21:52

"Aujourd'hui (21 Avril 2010) Jean est mort"

Jean Le Bitoux, mon compagnon de route dans les luttes LGBT, mon ami
En 1979, il m'interviewait pour le documentaire 'Ces hommes qui s'aiment'

(Jean Le Bitoux par Jean Rossignol)


 

Jean Le Bitoux devait participer l’année dernière au débat sur les 30 ans de militantisme homo organisé par l’association Zolag. Il devait également venir à l’Université d’Été Homosexuelle cette même année, mais son corps avait encore une fois lâché.


Et pourtant cette ville de Marseille lui tenait à cœur, lui qui avait vécu à Nice et qui la connaissait bien. Il y était venu dès 1976 pour faire des échanges entre les GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) de Paris et de Marseille. 


Il était l’un des principaux responsables du GLH Paris qui est devenu par la suite GLH PQ (Politique et Quotidien) avec Guy Hocquenghem et nous avons avec des amis des GLH de Marseille, Lyon et Dijon, ainsi que d’autres villes organisé l’année suivante la coordination des GLH de France. 
Quant à Marseille nous avions une solide équipe avec Jacques Fortin et Michel Richardot notamment.

Jean Le Bitoux, un éminent journaliste qui a travaillé à Libération et a créé le journal Gai Pied en 1979 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gai_Piedt Jean Le Bitoux, un éminent journaliste qui a travaillé à Libération et a créé le journal Gai Pied en 1979 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gai_Piedt

Jean Le Bitoux, un éminent journaliste qui a travaillé à Libération et a créé le journal Gai Pied en 1979 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gai_Piedt

Jean était également un journaliste éminent du journal Libération et grâce à lui ce quotidien a publié des articles abondants sur l’homosexualité.

Libération a également publié de nombreuses petites annonces de rencontre homo qui lui ont valu un nombre de procès impressionnant.

 
C’était les années de la chasse aux sorcières (les fameux "ballets bleus") où les homos n’avaient pas de lieux de rencontre et où les médias étaient systématiquement attaquées pour prosélytisme.


A Marseille nous disposions fort heureusement du journal La Criée (équivalent de Libération sur Marseille) où le GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) a pu tenir ses premières réunions et a pu publier régulièrement des articles non censurés.
 

"Homosexuels la longue marche", contre les arrestations et les emprisonnements d'homosexuels, le GLH Marseille manifeste (1977)"Homosexuels la longue marche", contre les arrestations et les emprisonnements d'homosexuels, le GLH Marseille manifeste (1977)

"Homosexuels la longue marche", contre les arrestations et les emprisonnements d'homosexuels, le GLH Marseille manifeste (1977)

Jean Le Bitoux avait une haine farouche de l’injustice, mais il savait la contenir et utiliser son verbe et sa plume pour la dénoncer. Et son verbe faisait mouche à chaque fois, soit pour parler de sexualité, soit pour parler d’oppression, soit pour partir en guerre contre l’homophobie. Il a su convaincre les écrivains et les intellectuels de soutenir la parole homosexuelle. 


Il a été le premier à voir la nécessité de pouvoir disposer d’un journal homo d’envergure nationale avec leur soutien. Ce fut le cas de Michel Foucault, Jean Paul Aron, Yves Navarre, Jean-Paul Sartre, Dominique Fernandez ou Tony Duvert, mais également de tous ceux qui avaient soutenu la candidature d’homosexuels lors des municipales à Paris en 1979 (Xavière Gauthier, Arrabal, Jean-Louis Bory, Yves Navarre, Copi, Gilles et Fanny Deleuze, Félix Guattari, René Schérer, Maurice Nadeau, Madeleine Renaud, Christiane Rochefort, Simone de Beauvoir, André Glucksmann, Marcel Carné ou Marguerite Duras).


Gai Pied, lancé en février 1979 sortira dans 2000 kiosques en France, il sera le premier à pouvoir salarier des journalistes. Ses petites annonces permirent non seulement une nouvelle façon de se rencontrer (comme les sites Internet aujourd’hui), mais permirent de financer le journal avec l’aide de la publicité.



 

Renaud et bien d'autres artistes se sont engagés pour les homosexuels, Jean Le Bitoux était considéré comme le Harvey Milk françaisRenaud et bien d'autres artistes se sont engagés pour les homosexuels, Jean Le Bitoux était considéré comme le Harvey Milk françaisRenaud et bien d'autres artistes se sont engagés pour les homosexuels, Jean Le Bitoux était considéré comme le Harvey Milk français

Renaud et bien d'autres artistes se sont engagés pour les homosexuels, Jean Le Bitoux était considéré comme le Harvey Milk français

C’est grâce à Gai Pied et au CUARH (Comité d’Urgence Anti Répression Homosexuelle) que les premières Gay Prides ont rassemblé à Paris plusieurs milliers de personnes dès 1980. 


L’abrogation des articles anti homosexuels du Code Pénal, ainsi que les discriminations dans le travail étaient les thèmes moteurs de ces défilés dans la rue. Et les contre manifestants étaient nombreux à l’origine avec des slogans haineux comme "à mort les sodomites" ou "de la vaseline pour Krivine" (en Octobre 1980, 3 000 personnes déjà manifestaient à Paris contre la répression anti homosexuelle) et l’on ne peut que remercier les intellectuels, les artistes et les politiques qui ont participé à ces premiers cortèges.

10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance
10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance
10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance
10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance
10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance
10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance

10 000 homosexuel (le)s ont manifesté dans les rues de Paris le 4 Avril 1981 à l'appel du CUARH, juste avant les élections présidentielles pour demander la dépénalisation de l'homosexualité et l'arrêt des discriminations. Gai Pied avait mis tout son poids dans la balance


Gai Pied, comme la Criée sur Marseille ont été également les premiers à être solidaires du centre d’hébergement pour jeunes homos en déserrance, le "Coral" situé près de Montpellier et victime d’une cabale honteuse, y compris de la part de journalistes du Monde, impliquant des personnalités politiques.

Les responsables de ce centre avaient été jetés en prison, puis libérés au bout d’un an et demi. C’était un peu le même type de solutions que propose aujourd’hui le Refuge qui doit être soutenu comme le fait Jean-Marie Périer avec son bouleversant livre de témoignages "Casse toi". 
Un collectif avait été monté comprenant de nombreux intellectuels pour soutenir Claude Sigala emprisonné et dont sa femme en était responsable.

 

Le Coral, refuge pour les jeunes homos victime d'un illuminé cherchant le buzz et d'une monstrueuse cabale initiée par Minute et Le Monde (Jean Marie Colombani), jetant pour plusieurs année des innocents en prison)
Le Coral, refuge pour les jeunes homos victime d'un illuminé cherchant le buzz et d'une monstrueuse cabale initiée par Minute et Le Monde (Jean Marie Colombani), jetant pour plusieurs année des innocents en prison)Le Coral, refuge pour les jeunes homos victime d'un illuminé cherchant le buzz et d'une monstrueuse cabale initiée par Minute et Le Monde (Jean Marie Colombani), jetant pour plusieurs année des innocents en prison)Le Coral, refuge pour les jeunes homos victime d'un illuminé cherchant le buzz et d'une monstrueuse cabale initiée par Minute et Le Monde (Jean Marie Colombani), jetant pour plusieurs année des innocents en prison)

Le Coral, refuge pour les jeunes homos victime d'un illuminé cherchant le buzz et d'une monstrueuse cabale initiée par Minute et Le Monde (Jean Marie Colombani), jetant pour plusieurs année des innocents en prison)


Gai Pied a également soutenu la création du premier centre LGBT à Paris, nommé l’Escargot en 1983, dirigé par un collectif d’associations (les Gais PTT, D’Assistance Gai, les Gai Retraités, Locomotive, les Gais randonneurs, les Médecins Gais, la RHIF, les juristes gais, le Gage, …) situé au 40 rue Amelot, et dont le Président était Jean Rossignol.

Il avait été lancé lors d’une soirée inoubliable rassemblant 1000 personnes avec de nombreux artistes comme Elie Kakou. Et je me rappelle l’immense sourire de Jean Le Bitoux ce soir là qui ne voulait pas manquer une miette du spectacle.
 

L'Escargot, le premier centre LGBT (une quinzaine d'associations) ouvert à Paris, rue Amelot

L'Escargot, le premier centre LGBT (une quinzaine d'associations) ouvert à Paris, rue Amelot


Gai Pied a été également le premier média à alerter l’opinion sur les ravages du sida et a publié dès 1983 les premiers témoignages de malades victimes de cette épidémie.

A l’Escargot, les Médecins Gais ont fait les premiers débats de sensibilisation, de même que sont venus Willy Rosenbaum, Luc Montagnier, Michel Foucault et Jean Paul Aron, entre autre.

Tout un travail de sensibilisation a été fait dans tous les lieux de drague gays de Paris, avec au début de malheureux réflexes de la part de certains, disant que c’était une maladie inventée par la CIA. C’est à ce moment qu’a été créée l’association Aides.

Gai Pied avait également, et je tiens à le souligner une chronique lesbienne tenue par mon amie Catherine Lanérés (elle signait Julie Potin), responsable de l’association "D’Assistance Gaie" pour la santé publique et l’action sociale.

Malheureusement, comme l’a expliqué Jean Le Bitoux en 2002 à l’UEEH de Marseille, cette chronique lesbienne qui devait se développer et avait un écho considérable, de même que les articles de vulgarisation du sida ont disparu pour l’une, et ont fait l’objet de peu d’intérêt pour l’autre, du à l’emprise trop forte des commerces gais et du minitel rose qui ne se souciaient pas ou pas assez de prévention.

Il faut rendre honneur à cette époque et à cet homme envers qui nous avons tous une dette immense et je crois qu’il est d’actualité de remettre au goût du jour la place des intellectuels et des personnalités ou artistes dans la lutte contre l’homophobie.

Cela devrait être le cas les 15 et 17 Mai cette année, lors de la Journée Mondiale contre l’Homophobie.

Car n’oublions pas qu’en France encore, des hommes et des femmes souffrent et sont victimes d’agressions. 


N’oublions pas qu’en Russie les homosexuels sont interdits de manifestation et que les responsables d’associations homos sont jetés en prison.

N’oublions pas qu’en Irak les homos sont lapidés et tués et qu’un des responsables du mouvement homo Irakien en exil en Angleterre est menacé de retour au pays.

 

N’oublions pas les pendaisons en Iran, les arrestations et la chasse aux sorcières au Sénégal, en Ouganda. 

N’oublions pas qu’un couple qui a eu le malheur de se marier, est en prison au Malawi.

L’homophobie fait encore des ravages et certains, au Vatican, se permettent de faire le parallèle entre pédophilie et homosexualité pour faire oublier les exactions commises par des prêtres.

Je voudrais surtout me rappeler ces moments passés chez Jean Le Bitoux qui m’a hébergé pendant deux mois alors que je venais d’arriver dans la capitale (1981) et que j’étais contrôleur au Centre de Tri de la Poste du XVII ème, époque ou j’avais lancé les Gais PTT.

 

Jean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_news
Jean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_newsJean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_news
Jean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_newsJean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_newsJean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_news

Jean Rossignol témoigne dans la tribune libre du CUARH sur France 3 : http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_news


Nous avions bavardé des heures presque tous les soirs autour d’un bon vin pour évoquer des sujets futiles, ou nos relations amoureuses respectives, mais nous évoquions toujours lors de ces mêmes heures le devenir de la communauté homosexuelle et de son combat.

Nous n’avions pas forcément le même avis sur tout, mais nous étions toujours d’accord sur le respect de l’autre et sur la nécessaire démocratie qui devait être au centre de la mobilisation en France et au-delà de nos frontières.
 

Licenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_news
Licenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_newsLicenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_news
Licenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_newsLicenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_news

Licenciement de Jean Rossignol (Education Nationale), licenciement de Marc Croissant (Mairie d'Ivry), création du Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels (CUARH), reportage d'Antenne 2 : http://www.dailymotion.com/video/x7opvk_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_news

Quel bonheur d’avoir connu une personne d’une telle qualité qui s’est battue plus tard (et comment !) pour la reconnaissance de la déportation homosexuelle avec toujours en tête l’importance de l’information et de la médiatisation.

 

Il a permis à Pierre Seel, déporté au centre de Schirmeck de "sortir" son histoire de ses tripes et de la coucher sur le papier : "Moi Pierre Seel, déporté homosexuel" coécrit avec Jean Le Bitoux.

 

"Moi Pierre Siel" co-écrit par Jean Le Bitoux et Pierre Siel est aujourd'hui épuisé, ce livre retrace l'histoire de la déportation des homosexuels français en camps de concentration

"Moi Pierre Siel" co-écrit par Jean Le Bitoux et Pierre Siel est aujourd'hui épuisé, ce livre retrace l'histoire de la déportation des homosexuels français en camps de concentration


Aujourd’hui Jean est mort, il n’a pas pu mettre en place sur Paris le centre de documentation homosexuel dont il avait la charge. Il était "malade" du sida et comme beaucoup il en est mort, tout comme son premier amour bien des années auparavant. 


Il était las des critiques acerbes qui lui ont été adressées, comment ne pas l’être. Mais il a su être présent, notamment à Marseille en 2002 lors de la cérémonie de la déportation, suivi en 2004 par Pierre Seel. Il a écrit en 2002 "Les oubliés de la mémoire" (aujourd'hui épuisé, mais un livre remarquable) et il a été le Président-fondateur du Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH).


Avec Dominique Fernandez, il a été celui qui a permis la diffusion, en 1979, d’un reportage sur Antenne 2 de l’émission : 'Question de Temps' intitulé "Ces hommes qui s’aiment" où l’on peut le voir tenant la main de son amant, à la fin du documentaire.


 

Interview de Dominique Fernandez (Académie Française), co-réalisateur du reportage "Ces hommes qui s'aiment" avec Jean Le Bitoux, par Michèle Grandjean pour Le Provençal. L'émission est passée en prime time sur Antenne 2. Le documentaire a également présenté les militants du GLH de Marseille :  http://www.dailymotion.com/video/x2qrnz_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_shortfilms

Interview de Dominique Fernandez (Académie Française), co-réalisateur du reportage "Ces hommes qui s'aiment" avec Jean Le Bitoux, par Michèle Grandjean pour Le Provençal. L'émission est passée en prime time sur Antenne 2. Le documentaire a également présenté les militants du GLH de Marseille : http://www.dailymotion.com/video/x2qrnz_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_shortfilms


Jean était quelqu’un de très humble malgré sa culture, nous nous devons de continuer son combat contre l’injustice, tout comme lui en respectant nos différences.

Ces quelques lignes, sans doute un peu longues, me permettent surtout de rappeler certains faits historiques et de montrer la nécessité de renforcer le combat contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.


C’est une longue marche vers l’égalité que nous poursuivons, nous devons essayer de nous unir au sein d’un mouvement LGBT fort qui est en train de renaître. 
 

Nous devons mettre en garde contre les retours en arrière, car rien n’est jamais acquis. 
Nous devons nous tourner vers tous ceux et toutes celles qui ont le désir de nous soutenir.
Oui, si nous le voulons, UN NOUVEAU MONDE EST EN MARCHE.



Jean Rossignol, le 24 Avril 2010


 

"Aujourd'hui Jean est mort" Jean Le Bitoux, mon compagnon de route dans les luttes LGBT, mon ami


Président de Zolag (Zola a défendu un Gay, Alfred Dreyfus), co-fondateur du GLH de Marseille en 1976, co-fondateur du CUARH en 1979, co-fondateur de l'Escargot (premier centre LGBT sur Paris de 1983 à 1986)

 

 

                                                    __________________________


(1)   http://www.france.qrd.org/media/gai%20pied/index.html
lien vers "Le guêpier des années Gai Pied", article de Jean Le Bitoux pour l’UEEH Marseille 2002
(2)    http://www.telerama.fr/cinema/films/visiblement-je-vous-aime,36474,critique.php 
lien vers un article sur le "Coral", centre d’hébergement de jeunes homos en détresse (fin des années 70, années 80)"
(3)    http://www.hexagonegay.com/region/paris80-associations.html

lien vers une très sommaire présentation de "L’Escargot" en fin de page
(4)    http://www.dailymotion.com/video/x6k32h_journal-annales-6-mai-1991-manif-co_news
lien vers un reportage vidéo du 6 mai 1991, manifestation contre le Sénat dont la majorité veut réintroduire la discrimination homosexuelle dans le Code Pénal. (Interview de Jean Le Bitoux à la 8ème minute).
(5) http://www.dailymotion.com/video/x2qrnz_1979-jean-rossignol-antenne-2-ces-h_shortfilms
lien vers le reportage "ces hommes qui s'aiment, émission question de temps de Jean Pierre Elkabach diffusé sur Antenne 2 en 1979 à une heure de grande écoute (extrait réalisé début 1979 sur Marseille et avec Dominique Fernandez, Hervé Liffran, Jacques Fortin, Alain Albignoli, Jean-Luc Vanhaesebrouck, Roland Télu, ...)

(6) http://www.dailymotion.com/video/x17usjr_1983-jean-rossignol-licencie-pour-la-2eme-fois-aux-ptt-tribune-du-cuarh-f3-paris_news

lien vers la tribune libre du CUARH (Comité d'Urgence Anti Répression des Homosexuels) sur les discriminations, témoignage à visage découvert de Jean Rossignol, analyse de Françoise Renaud (1983, France 3 Paris)

(7)     http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gai_Pied

lien vers la page de Wilkipédia sur l'histoire de Gai Pied

(8)     http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Le_Bitoux

Jean Le Bitoux, né le 16 août 1948 à Bordeaux et mort le 21 avril 2010 à Paris, sa page Wilkipédia
          "Il n’a cessé de lutter pour la reconnaissance et les droits des homosexuels en France"

 

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Published by jeanrossignol - dans LGBT
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